La grande finale

1122011

Enfin! Plus de six mois après mon retour, je mets en ligne une vidéo de photos représentatives de mon séjour. On y trouve des photos sur les thèmes suivants: nature, transports, arts et cultures, habitations et personnes, tout ça sur une musique burkinabè. Je vous souhaite autant de plaisir à visionner cette vidéo que j’ai eu à la composer.

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Bon visionnement!




Séémé (« C’est fini », en mooré)

16052011

Rentrée hier. Mon coeur est aussi gris que le temps qu’il fait, quand je pense à ceux que j’ai laissés là-bas. Mon coeur est tendre comme le vert du gazon et des feuilles toutes neuves quand je retrouve ceux qui m’ont attendue ici. Henri, Arnaud, Avril et Marion: il faut aimer beaucoup pour laisser partir quelqu’un. Merci de m’aimer autant.




Ou ben?

13042011

C’est en quelle langue, d’après vous? En mooré? En français? Je serais tentée de répondre : en français burkinabè… Ce sont des mots français mais ils sont utilisés d’une façon que je n’ai jamais entendue ailleurs. Même au Cameroun.

C’est certain que je ne connais pas toutes les expressions en langue française employées sur la planète, mais celle-là me paraît vraiment spéciale. Et je sais que ce n’est pas une question de génération car les jeunes (Moussa qui a 25 ans) comme les plus vieux (Adama qui en a 63) l’utilisent. Mais qu’est-ce que ça veut dire, au juste?

C’est très simple. Et je n’ai pas mis longtemps à comprendre (heureusement, sinon j’aurais paru pas mal crétine sur les bords…). D’autant plus que dès que je l’ai entendue, elle m’a suffisamment intriguée pour que je consacre illico mes énergies à en saisir le sens.

En fait, nous, quand on utilise « ou ben », on signale un choix entre une ou plusieurs options: « tu veux une sloche ou ben de la crème glacée? ». Évidemment, les mieux élevés d’entre nous prononceront « ou bien », mais on s’entend sur le sens, n’est-ce pas?

Au Burkina, le « ou ben », c’est un peu un choix aussi. C’est une invitation faite à la personne à qui on parle pour qu’elle se prononce en accord ou non avec ce qu’on vient de dire.  Par exemple, un Burkinabè pourrait vous demander : « C’est vous les élèves qui lisez le blog de Sylvie, ou ben? ». Si on voulait exprimer le même sens dans nos mots et avec la même intensité, on dirait : « C’est vous les élèves qui lisez le blog de Sylvie, oui ou non? ». Vous voyez? C’est là que se cache le choix.

 

 ouben.jpg

Le plus drôle, ce n’est pas d’entendre l’expression de la bouche des Burkinabès. C’est quand les Burkinabès l’entendent de ma bouche. Comme j’aime bien apprendre le mooré et surprendre les Burkinabès avec des phrases et expressions que j’ai nouvellement apprises, je déclenche des rires chaque fois que dans une discussion amicale un peu animée, je sors le fameux « ou ben? » à la fin de ma phrase.

Cette expression est surprenante, ou ben?




Le frigo

6042011

Le Burkina Faso est l’un des pays les plus pauvres de la planète. Pour cette raison, beaucoup de familles n’ont pas les moyens de se payer ce que, dans nos pays occidentaux, on considère comme le minimum : un logement muni d’une salle de bain, un lit confortable, une cuisinière et un frigo. Même les gens qui travaillent et qui ont en apparence un bon emploi, n’y arrivent pas souvent. C’est qu’ici, le partage est la règle, même si l’on a presque rien. 

Quelqu’un qui travaille doit aider les personnes de sa parenté (et même des fois au-delà) qui ne gagnent pas assez d’argent, pour qu’elles puissent au moins avoir à manger. Ce qui fait que plusieurs n’arrivent pas à faire des économies pour améliorer leurs conditions de vie. Prenez par exemple un réfrigérateur. Plusieurs des Burkinabès que je connais n’en ont pas chez eux. Comment font-ils, par cette chaleur, me direz-vous?

Premièrement, ils consomment beaucoup d’aliments qui se conservent sans réfrigérateur : du riz, du couscous, de la farine, des pois chiches, de l’huile, des arachides, des biscuits de sésame, de la mangue séchée, du lait en poudre, pour en nommer quelques-uns.   

Deuxièmement, les Burkinabès achètent souvent, pour quelques centaines de francs CFA, des repas préparés dans les « maquis », c’est-à-dire des petits restaurants de coin de rue qui ne sont en fait qu’un petit kiosque où une personne s’affaire à préparer une bonne quantité de nourriture. Elle vend par la suite cette nourriture en portions qu’elle met directement dans des sacs en plastique, pour ceux qui veulent emporter leur repas.  C’est le cas du « riz gras », c’est-à dire un riz cuit avec beaucoup d’huile, relevé d’un peu de sauce tomate et de quelques légumes.

Comme les Burkinabès sont généralement pauvres, pas question d’accumuler de la nourriture pour la ranger dans un éventuel frigo. Ils achètent au jour le jour les ingrédients périssables dont ils ont besoin. Les marchés, où s’activent les femmes durant de longues heures, regorgent de fruits et de légumes et on trouve de petits vendeurs un peu partout, fixes ou déambulant. Et puis, quand la plupart des gens qui vous entourent sont pauvres et que l’on a comme valeur importante le partage, il n’y a pas de restes à conserver au frigo. Tout ce qui a été préparé est mangé, puisque les convives sont toujours nombreux à se presser autour d’un repas. Mais ça, c’est quand il y a de quoi faire la cuisine. Il se peut aussi qu’un bout de pain tienne lieu de repas… 

L’alimentation des Burkinabès est donc forcément beaucoup moins variée que la nôtre. Ici, il faut oublier la règle des cinq portions quotidiennes de fruits et de légumes. Et « exit » les Nutella, confiture, fromage et autres produits dispendieux. Par contre, ils adorent le Coca-Cola et le Fanta (et on trouve même du Sprite à Ouaga)! Mais il faut que ces boissons soient servies fraîches, tout droit sorties d’un frigo! 

Laissez-moi terminer par ce petit fait cocasse : après m’avoir fait visiter les chambres de mon futur logement, celui qui me faisait faire la visite s’est approché du frigo qui trône en plein salon (Oui! Oui! Vous avez bien lu « salon »!), a posé fièrement sa main dessus et m’a annoncé sur un ton triomphant : « Et ça, c’est le frigo! ». Qui, chez nous, penserait à présenter le frigo?

frigo.jpg 




Petit tableau comparatif

4042011

Voici un petit tableau comparatif de quelques informations concernant le Québec et le Burkina Faso. Si vous êtes comme moi, vous allez certainement être surpris par le résultat de certaines comparaisons.

tableaucomparatif.png




1000 mercis!

28032011

Salut Groupe 602!

Quelle réelle surprise que cette carte signée par mes compagnons de voyage de l’école de la Pommeraie! J’ai été très très touchée par votre geste. J’ai l’impression que vous avez saisi que toutes les attentions comptent beaucoup pour quelqu’un qui se trouve à l’étranger pour une certaine durée. D’autant plus lorsqu’il est sans sa famille. Vous avez fait une grosse et belle différence dans ma journée d’anniversaire.

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Encore merci!

Sylvie




Winceslas et Fatimata

23032011

Tous les bébés ont leurs peurs. Moi, quand j’étais bébé, j’avais peur du Jell-O parce que ça bougeait tout seul…

Au cours de ma première semaine au Burkina, Simon, le chauffeur burkinabè de l’organisation canadienne qui m’a envoyée ici, m’a emmenée rencontrer ses parents. Quand nous sommes arrivés, il y avait à la porte un homme âgé qui tenait dans ses bras un petit garçon d’environ trois ans. L’homme âgé, c’était le papa de Simon. Le petit garçon, c’était Winceslas, le neveu de Simon, donc le petit-fils du papa de Simon. Vous me suivez?

Quand je suis descendue de voiture et que j’ai serré la main du grand-père pour le saluer, Winceslas s’est mis à pleurer. Je me doutais bien pourquoi mais n’ai pas osé en faire mention. C’est Simon et son père qui me l’ont confirmé : il avait peur de moi  parce que j’avais la peau blanche.

Après avoir échangé quelques propos avec le grand-père tout en gardant mes distances pour ne pas effrayer davantage Winceslas, je vois la petite main du garçon tendue vers moi. Le petit bonhomme, avec des larmes qui coulaient encore sur ses joues, a su surmonter sa peur pour me tendre la main, comme tous les Burkinabès apprennent à le faire dès leur tout jeune âge pour saluer quelqu’un.

Winceslas n’est pas le seul enfant qui a manifesté sa crainte de la Nassara (mot qui signifie le blanc ou la blanche et dérivé paraît-il de « Nazareth », mot que le missionnaire blanc avait à la bouche en venant évangéliser l’Afrique). Au centre-ville, quand j’étais à l’hôtel, il y avait une jolie petite marchande que j’avais l’habitude de fréquenter pour acheter des noix de cajou. Elle était toujours accompagnée de sa fille, Fatimata, qui a environ un an.

Fatimata pleurait très fort chaque fois que j’approchais de l’étal de sa maman. Un jour, au centre-ville, j’entends un bébé pleurer. En maman que je suis, je me retourne et cherche des yeux le bébé qui pleure. Au bout de quelques instants, je me retrouve en train d’échanger des grands sourires avec sa maman, parce que nous comprenions toutes les deux la raison de ces pleurs. Fatimata, que sa maman portait au dos, venait de me repérer en pleine rue alors que je venais de croiser sa mère sans l’apercevoir.

Morale de l’histoire: avec ma peau blanche, je ne peux même pas passer inaperçue aux yeux d’un bébé d’un an! Vraiment!




Quatre photos

6032011
Ne faites pas l’autruche!
Album : Ne faites pas l’autruche!
Un grand sujet pour la photographie...
4 images
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Il FAUT se faire plaisir!

5032011

Quand on s’expatrie comme moi pendant un petit bout de temps, il est fortement recommandé d’apporter avec soi des choses qui nous réconfortent. Dans mon cas, j’ai apporté mon iPod, des chaussures Crocs confortables, mon ordinateur bien sûr pour pouvoir communiquer avec vous et avec ma famille, un petit toutou (et oui, même à mon âge!) et deux boîtes de mes céréales préférées accompagnées de ma petite cuiller préférée pour les manger.

Comme je n’ai que deux boîtes, il me faudra me rationner. J’ai décidé que c’est le dimanche matin que je me ferais le plaisir de déjeuner avec des Muslix aux pommes mangées à la petite cuiller. MIAM! C’est demain dimanche!  :)

muslix.jpg




Parlant de francs CFA

5032011

Le franc CFA (CFA voulant dire à l’origine franc des Colonies Françaises d’Afrique et aujourd’hui franc de la Communauté Financière Africaine) est la monnaie d’une quinzaine de pays d’Afrique, dont le Burkina Faso. Les plus gros billets sont de 10 000 et valent environ 22 dollars canadiens.

J’en ai photographié un pour vous. Ils sont très beaux. D’un côté, on trouve des oiseaux et de l’autre, un masque africain qui côtoie des dessins ou symboles associés aux nouvelles technologies de l’information (internet, cellulaires, etc.). Je vous laisse le plaisir de découvrir en quoi consistent ces symboles ou dessins.

francscfa1.jpg francscfa2.jpg 

Ici, il y a des guichets automatiques pour retirer de l’argent, tout comme chez nous. L’argent est déposé dans ma banque canadienne et je le retire avec la même carte que j’utilise au Québec. Sauf que le guichet me remet des francs CFA et que ma banque calcule combien cela représente en dollars canadiens avant de soustraire le montant de mon compte. En plus, ici, il y a des gardiens à chaque guichet et une seule personne à la fois peut entrer pour faire des transactions. Même qu’à la banque où je vais, le gardien porte une carabine à l’épaule pour décourager les malfaiteurs à qui viendrait l’idée d’attaquer les gens pour leur voler l’argent qu’ils viennent de retirer.







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